Activité de vos élu-e-s : avec Hollande, l’inégalité devant l’éducation, c’est maintenant

Publié le par Parti de Gauche 94 Nord

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Delphine Fenasse, conseillère municipale aux activités périscolaires

Hier soir, le chef de l’État en ressortant son « grand plan pour le numérique à l’école », en a profité pour conforter un ce que nous avions déjà tous compris : l’éducation n’est plus nationale.

Le Conseil supérieur des programmes avait recommandé que chaque élève soit « initié au fonctionnement, au processus et aux règles des langages informatiques » afin d’être « capable de réaliser de petites applications utilisant des algorithmes simples ». Ces apprentissages doivent d’autant plus être proposés à tous qu’à partir du collège, ils deviendront obligatoires selon les déclarations estivales du ministre Hamon.
Nous sommes donc bien là sur des savoirs et des connaissances qui doivent être maîtrisés par tous les élèves.

Or, François Hollande nous a annoncé hier que cet apprentissage du codage se ferait sur le temps périscolaire approfondissant ainsi les inégalités des élèves en permettant un accès à ces connaissances qui variera au gré du lieu géographique où il réside.

Cet apprentissage du codage dans le temps périscolaire est aussi une externalisation de l’éducation nationale. 

Ainsi, Hollande entend laisser aux collectivités locales le soin de confier à des intervenants extérieurs la mission de former les élèves. Ce choix d'externalisation conduira immanquablement à faire appel dans le cadre des activités périscolaires au privé pour assurer une mission dont l’éducation nationale se défausse. Cela porte un nom : la privatisation de l’Ecole.
A Fontenay, c'est Mr Bédouret qui en est le plus grand défenseur. Ainsi, alors encore adjoint au Budget, il avait voulu, dans le cadre du budget 2012, solliciter le démarrage d’un "diagnostic de potentialités" sur notre territoire, en matière de mécénat, diagnostic qu'il aurait voulu être la première étape d’un "partenariat plus fort avec l’entreprise". Avec constence, il persiste en déclarant qu' "Alors que les dotations d’état sont en baisse, les besoins de nos clubs sportifs et de nos associations en croissance, des équipements à préserver ou à développer, il est dommage de se priver de ce type de co-financement." Il ne lui vient pas à l'idée d'exiger de l'Etat de stopper cette saignée ... Je ne citerai pas cette chanson de Brassens auquel cet entêtement me fait penser ...


Le ministère de l’éducation et Bercy ont  même d'ailleurs dors et déjà confié à certains patrons le soin de faire des recommandations et de proposer un cahier des charges… auquel ils ont eux-mêmes répondu pour empocher le marché.
Ainsi, comme l'a révélé Médiapart, d'incroyables conflits d’intérêts sont organisés entre les ministères du redressement productif et de l’éducation nationale. Ainsi de celui-ci qui vend des tablettes éducatives et des ressources pédagogiques en ligne et à qui l’on demande des préconisations. Comme de bien entendu, son verdict est sans appel : il faut équiper en tablettes 70% des élèves d’ici 2020 et développer les ressources numériques à caractère pédagogique. Finalement, on n’est jamais aussi servi que par soi-même : sous le gouvernement Hollande, ce sont les patrons eux-mêmes qui dressent le cahier des charges de la commande publique !

François Hollande n’est pas et ne sera jamais le président de la priorité à l’éducation. Au contraire, il se transforme en son pire dépeceur, réalisant ce que ses prédécesseurs sarkozystes avaient rêvé de faire sans y parvenir. Il faut qu’il parte et vite !

Publié dans Parti de gauche

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