Le Pen est une complice active du MEDEF contre les salariés

Publié le par Parti de Gauche 94 Nord

En 2014, Mme Le Pen s’est abstenue au Parlement européen sur la directive sur les travailleurs détachés. Elle a ainsi validé ce dumping légal qui met les salariés en concurrence entre eux en autorisant les employeurs à payer des cotisations sociales différentes selon le pays d’origine des salariés.
De même, le FN défend l’allongement du temps de travail. Bernard Monot, conseiller économique de Marine Le Pen l’a dit : «Nous voulons être plus ambitieux sur les 35 heures : nous souhaitons revaloriser le travail, organiser un retour aux 39 heures».
De même, en 2012 Mme Le Pen s’opposait à la limitation des salaires des grands patrons. Pour elle, notre proposition de «salaire maximum autorisé» était «une fausse bonne idée version soviétique».

Mme Le Pen ne propose ni la retraite à 60 ans ni la hausse du SMIC ! Le Front National l’a même redit dans un communiqué : «Dans notre programme, il n’y a pas de retour de la retraite à 60 ans (…). Il n’y a pas non plus de hausse de 200 euros du SMIC» !
Ce n’est pas une nouveauté. En 2012, Mme Le Pen disait déjà être contre la hausse du SMIC. «Augmenter le SMIC est une mauvaise mesure» a-t-elle répété le 31 mars dernier sur Public Sénat.
La proposition de Le Pen pour les bas salaires est un jeu de dupe. Baisser les cotisations sociales payées par les salariés pour faire augmenter le salaire net, sans faire augmenter le salaire brut. C’est «donne-moi ta montre et je te dirai l’heure». Car le salaire brut, c’est du salaire. Les cotisations appartiennent déjà aux salariés et servent à payer l’assurance retraite, chômage, maladie, etc. François Hollande a même repris cette idée en 2014. Il a été censuré par le Conseil constitutionnel qui a jugé l’exonération de cotisations sociales contraire au principe d’égalité entre salariés.

Quant à la retraite, le FN n’a jamais défendu la retraite à 60 ans.
En 2012, Marine Le Pen s’était pris les pieds dans le tapis en disant être à la fois pour la retraite à 60 ans et pour la «retraite à la carte» qui en est le contraire. Le 18 mai dernier, le secrétaire-général du FN, Nicolas Bay, avait dit clairement «Nous n’avons jamais défendu la retraite à 60 ans. Nous avons défendu le principe des 40 annuités, ce qui est un peu différent». Et sur ce point de la durée de cotisation, la position du FN est bien fragile. Ainsi, le Monde du 6 novembre dernier, Joëlle Melin, responsable du programme du FN disait «Nous aurons du mal à rester sur les 40 ans de travail, il faut tenir compte de l’allongement de la vie, il va falloir être inventifs» !

Rappelons pour finir qu’elle communie avec le MEDEF pour exiger le retour de l’apprentissage à 14 ans.

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